Aurélie Delmas révèle comment apprivoiser sa peur à travers la randonnée : un entraînement mental et physique indispensable

Aurélie Delmas révèle comment apprivoiser sa peur à travers la randonnée : un entraînement mental et physique indispensable

Et si la peur n’était pas une faiblesse, mais un muscle à entraîner ? C’est la conviction d’Aurélie Delmas. Cette Nîmoise de 36 ans a fait de la randonnée son terrain d’exploration personnel. Chaque semaine, elle part sur les sentiers pour se confronter à ses limites. Sa démarche inspire des milliers de personnes sur les réseaux sociaux. Et si le secret résidait dans ce mélange d’entraînement mental et d’entraînement physique ? Décryptage.

Aurélie Delmas, la randonneuse qui transforme les peurs en forces

Sur les réseaux, elle se fait appeler Loreeduvoyage. En à peine un an et demi, Aurélie Delmas a fédéré plus de 44 000 abonnés sur Instagram. Sophrologue de formation, elle utilise la randonnée comme un outil de développement personnel. Son message est clair : la peur se travaille.

Avant d’en arriver là, son parcours était loin d’être linéaire. « J’ai commencé la randonnée grâce à un ami il y a quatre ans », raconte-t-elle. L’envie de bouger est venue après le Covid, comme une évidence. Les après-midi devant les séries ont laissé place aux kilomètres en pleine nature. Les balades courtes sont devenues des bivouacs. Voyager avec le strict nécessaire est devenu une philosophie.

Son compteur affiche déjà 33 voyages à l’étranger. Mais c’est à pied qu’elle se sent vraiment libre. « C’est simple comme mode de vie ! J’emmène de quoi me changer et me couvrir », confie-t-elle. Une douce liberté retrouvée après des années de boulots enchaînés sans véritable sens.

Trois étapes pour apprivoiser sa peur en randonnée
  • Reconnaître la peur

    Observe ton corps et identifie le déclencheur sans le juger. C'est le premier pas pour l'apprivoiser.

  • Rationaliser le danger

    Le danger imaginé est presque toujours plus grand que le danger réel. Répète-toi ça quand l'angoisse monte.

  • Avancer pas à pas

    Continue à marcher même si le cœur s'emballe. Chaque mètre parcouru réduit la peur.

  • Respirer et visualiser

    Aurélie Delmas utilise la respiration et la visualisation pour rester calme sur les passages techniques.

  • Écouter son corps

    La performance n'a aucun intérêt si tu t'ignores. Respecte tes limites pour progresser sans te blesser.

De la sophrologie aux sentiers : une transition naturelle

La sophrologie lui a enseigné l’écoute du corps. La randonnée lui a appris à écouter ses peurs. Les deux disciplines se complètent parfaitement. Quand elle marche, Aurélie Delmas applique les principes de la pleine conscience. Elle observe sa respiration, ses sensations, les bruits autour d’elle. Cette présence à l’instant présent l’aide à garder son calme face aux difficultés.

Son objectif n’est pas la performance. « Je ne recherche pas la performance, je respecte mon corps », insiste-t-elle. Une approche qui la distingue dans le monde du trail et de la randonnée. Elle montre qu’il est possible de progresser sans se faire mal, en écoutant ses limites.

Apprivoiser la peur : une méthode en trois étapes

« La peur c’est comme un muscle, ça se travaille. » Cette phrase, Aurélie Delmas la répète à ses abonnés. Elle l’applique au vertige, à la solitude, aux passages techniques. Pour elle, chaque randonnée est une occasion de se confronter à ses craintes et de les dépasser.

  • 😨 Reconnaître la peur : l’observer sans la juger, comprendre ce qui la déclenche.
  • 🧠 La rationaliser : se rappeler que le danger réel est rarement aussi grand que l’imaginaire.
  • 🚶‍♀️ Agir malgré tout : avancer pas à pas, même quand le cœur s’emballe.

Cette méthode fonctionne aussi pour la gestion du stress au quotidien. Les techniques utilisées pendant la marche se transposent dans la vie professionnelle ou familiale. Aurélie Delmas en a fait son cheval de bataille : montrer que la randonnée est un véritable laboratoire émotionnel.

Les bienfaits de la préparation physique et mentale

Marcher en montagne demande un corps solide. Mais sans un mental préparé, le physique ne suffit pas. Aurélie Delmas le sait pour avoir affronté le GR20 et le GR54. « Sur le GR54, je me suis dit : si tu te rates, tu meurs. » Un sentiment de vulnérabilité intense, qu’elle a surmonté grâce à des exercices de respiration et de visualisation.

La préparation physique reste essentielle. Des étirements réguliers, des marches avec dénivelé, du renforcement musculaire. Ces entraînements construisent la confiance en soi. Chaque étape franchie renforce la certitude que l’on est capable d’avancer, même dans l’incertitude.

La randonnée en solo, une école de confiance en soi

Partir seule ne s’improvise pas. Aurélie Delmas se souvient de cette randonnée dans la Camargue, à l’ermitage de Collias. « Je me suis sentie vraiment seule. J’ai eu peur d’une mauvaise rencontre. » Elle n’a pas réussi à finir le parcours. Un échec assumé, qui l’a aidée à mieux se connaître.

Malgré tout, elle n’a jamais vraiment marché seule. « On croise souvent du monde, on se retrouve tous dans les refuges », dit-elle. Ces rencontres imprévues sont devenues une source de motivation. Dormir à côté d’une inconnue rencontrée quelques heures plus tôt, partager un repas, échanger des conseils : la randonnée crée du lien.

Comment se lancer à son rythme

Pas besoin d’être un athlète pour commencer. Quelques kilomètres suffisent. L’idée est de progresser sans se fixer d’objectifs irréalistes. Aurélie Delmas recommande de commencer par des sentiers balisés et accessibles. Ensuite, on augmente la distance et le dénivelé doucement. Le but est de se faire plaisir avant tout.

Pour la confiance en soi, chaque petite victoire compte. Finir une boucle, gérer un passage difficile, surmonter un moment de doute. Ces expériences s’accumulent et finissent par transformer la perception de soi. La randonnée devient alors un véritable outil de bien-être.

Pour les femmes qui hésitent à se lancer en solo, Aurélie Delmas a un message simple : ne laissez pas la peur décider à votre place. Il faut sauter le pas, en prenant ses précautions. Son compte Instagram regorge d’astuces pratiques pour partir sereine.

La randonnée comme art de vivre

En 2026, la randonnée séduit une nouvelle génération en quête de sens. Aurélie Delmas en est l’un des visages les plus inspirants. Elle prouve que cette activité est bien plus qu’un sport. C’est une philosophie de vie. Une façon de ralentir, de se recentrer et de se reconnecter à l’essentiel.

Sa prochaine étape : les Dolomites en Italie. De quoi régaler sa communauté grandissante. Et si le voyage à pied devenait la clé de votre épanouissement ? Après tout, la peur ne demande qu’à être apprivoisée.

Ce que les sentiers apprennent sur la peur

Est-ce que la randonnée peut vraiment aider à gérer sa peur au quotidien ?

Chaque marche devient un exercice pour observer sa réaction, la rationaliser et avancer. Les mêmes gestes servent ensuite au travail ou en famille.

Faut-il partir seule pour apprivoiser ses peurs ?

Pas obligé. Aurélie elle-même n'a pas réussi sa première sortie seule à Collias, et elle croise souvent du monde en refuge. L'important, c'est de trouver son rythme.

Ça marche pour le vertige ou seulement pour la solitude ?

Elle l'applique à toutes les craintes : vertige, passages techniques, mauvaise rencontre. La méthode reste la même, observer, rationaliser, avancer.

Combien de temps faut-il pour voir des résultats ?

Aucune durée précise. Aurélie répète que chaque randonnée compte et que les progrès se construisent pas à pas.

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7 commentaires

  1. Entre les lignes, je vois une patiente qui traque sa propre faune intérieure. Chaque sentier est un affût.

  2. Merci Nassim pour ce bel article. La rando comme outil pour apprivoiser ses peurs, ça donne envie de chausser ses baskets.

  3. Merci Nassim pour ce portrait. J’ajoute volontiers cette dimension dans mes circuits, pour des randonnées qui transforment.

  4. La peur devient un personnage à part entière : chaque sentier une page, chaque refuge un chapitre.

  5. La peur comme muscle, j’adore ce prisme. Chaque pas devient un déclic photographique. Belle leçon de liberté !

  6. Merci Nassim, cet angle sur la peur et la randonnée est éclairant. J’aimerais découvrir les sentiers et traditions locales.

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